Nos conteuses et conteurs édition 2021

ANIMATION – MARILIE BILODEAU

Marilie Bilodeau est une petite créature éparpillée. Autrice-compositrice interprète, maquilleuse artistique et animatrice jeunesse, artiste visuelle, slammeuse, comédienne et conteuse à ses heures, elle sème le beau dans tout ce qu’elle touche.

Gravitant autour du festival depuis le tout début, c’est en 2017 qu’elle a pu réaliser son plus grand rêve : Succéder à l’honorable Michel Leblond.

Pour la 25ième édition du Rendez-vous des Grandes Gueules, elle brave les aléas du troisième trimestre et vous revient en force avec son charisme et son sens de la répartie légendaire pour vous offrir une animation des plus alléchantes, au risque de crever ses eaux en pleine forge à Bérubé.

(Bas-Saint-Laurent)

Depuis sa maitrise en études des pratiques psychosociales à l’UQAR, Elise Argouarc’h s’intéresse à l’interaction entre le corps et l’oralité dans la performance artistique comme voie d’actualisation identitaire. A partir de 2014, elle investit les scènes conte, slam et poésie. En solo ou dans des collectifs, ses thèmes privilégiés sont féministes, territoriaux, migratoires et suivent le chemin d’une décolonisation intime. A l’instar de Gougaud, elle estime que les arts de la parole peuvent « faire exister les gens à qui ils parlent ». Elle offre dans divers milieux des ateliers de création de kasàlà (poésie de louange africaine) pour développer le pouvoir de dire et d’être. Elle fait un doctorat en ethnologie pour étudier comment les arts de la parole peuvent soutenir l’inclusion des femmes réfugiées. Elle a développé une pratique d’écriture poétique en écho dans plusieurs projets multidisciplinaires dont le spectacle Contrée-Corps avec les musiciens C.Thémens et A. Létourneau-berger et le projet Complément d’objet direct et indirect avec les artistes visuels et performeures J. Desjardins et N.Gagné soutenus par le CALQ.

(France)

Armelle conte avec la parole
Peppo conte avec la musique
Pendant plus de 12 ans, ils sillonné les routes de France et
d’Europe en roulotte. Une roulotte, puis deux roulottes, quand les enfants
sont devenus plus grands…
Et puis un jour… Les voyages en avions et en trains ont remplacé les voyages en roulottes. Les festivals ont remplacés les places des campements.
La Vie est surprenante !
Leur force ?
Aimer le changement, le mouvement, l’aventure, la découverte de l’Autre, la Vie, les Humains, les traditions, l’Oralité, la Musique…
Ils ont hérité d’une culture ancienne, Une culture vivante, vibrante : La Culture Tsigane.
Son coeur est l’âme du voyage.

(Montréal & Côte-Nord)

Joséphine Bacon est une poète innue originaire de Pessamit, née en 1947.  Réalisatrice et parolière, elle est considérée comme une auteure phare du Québec. Elle a travaillé comme traductrice-interprète auprès des aînés, ceux et celles qui détiennent le savoir traditionnel et, avec sagesse, elle a appris à écouter leur parole.  Joséphine Bacon dit souvent d’elle-même qu’elle n’est pas poète, mais que dans son cœur nomade et généreux, elle parle un langage rempli de poésie où résonne l’écho des anciens qui ont jalonné sa vie. Chez Mémoire d’encrier, elle a écrit son premier recueil Bâtons à message/Tshissinuatshitakana (2009) en pensant à ces nomades amoureux des grands espaces, et a reçu le Prix des lecteurs du Marché de la poésie de Montréal en 2010 pour son poème « Dessine-moi l’arbre ». Toujours chez Mémoire d’encrier, elle a publié en collaboration avec José Acquelin Nous sommes tous des sauvages (2011) et Un thé dans la toundra/Nipishapui nete mushuat (2013, Finaliste au Prix du Gouverneur général et Finaliste au Grand Prix du livre de Montréal). Son plus récent recueil, Uiesh • Quelque part (2018), lui a valu le Prix des libraires 2019.

(Trois-Pistoles & Capitale nationale)

Artiste multidisciplinaire, Mathieu Barrette se concentre particulièrement sur la poésie, le conte, le théâtre et le cinéma. Sa dernière création, Fin septembre début janvier, a été produite sur les planches du Théâtre du Bic à l’été 2019.

Double champion de notre Concours de la plus grande menterie, venu au monde dans la suie et le vieux fer de la Forge à Bérubé, immunisé au tétanos, ses créations parlées et de réalité virtuelle ont été présentées en France, en Belgique, en Suisse, aux États-Unis, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Mathieu est profondément engagé envers l’acte artistique régional indépendant, qu’il articulera à plus grande échelle avec le lancement de sa nouvelle compagnie, à venir au début 2021.

(Chaudière-Appalache)

Jocelyn Bérubé, est musicien et conteur depuis près de 50 ans, au Québec, dans le reste du Canada et dans des tournées et des festivals aux Etats-Unis, en Europe et en Afrique. Parallèlement aux spectacles, il a enregistré cinq disques de contes et musique Nil en Ville (1976) (2007), La Bonne Aventure (1980), Portraits en blues de travail (2003), Large et rivage (2013) et Des Héros ordinaires (2016). Il a reçu, entre autres, le Prix Gérard- Morisset 2019 (Patrimoine).

(Outaouais)

C’est par des concours de menteries que Lucie Bisson fait son entrée dans le milieu du conte au Québec. Les prix qu’elle remporte sont le début d’une magnifique odyssée dans le monde merveilleux de la parole conteuse.

Elle écrit ses histoires et les racontes à qui veut bien y prêter l’oreille. Elle se réalise à travers ses «racontages» tantôt insolites, tantôt frôlant la vérité et n’oublie jamais que toute vérité n’est pas bonne à dire…

Que ce soit sous la forme d’un conte, d’une légende ou d’un récit de vie, sa parole conteuse s’endimanche toujours afin d’agrémenter sa parlure.

(Estrie)

La pratique de Christine Bolduc est multidisciplinaire et indisciplinée, de la musique à la littérature orale et à l’écriture, et par tous les chemins possibles entre les trois. Elle prend la parole avec conviction, audace, et parfois, impertinence. Ses héros, ou antihéros, sont des poètes de la vie, à fleur de peau et la rage au ventre. Qu’elle soit tragique ou comique, résistante ou résiliente, elle s’insurge contre la banalité et le conformisme. Christine a été de nombreuses fois boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, 2e prix du concours littéraire jeunesse Lurelu, poète en lice au Prix de poésie Radio-Canada 2020. Elle a fait entendre sa voix un peu partout au Québec, en Nouvelle-Écosse, en France et au Burkina Faso

(Bas-St-Laurent)

Née à Montréal d’où elle s’échappe il y a 30 ans pour vivre au Bic, Danielle Brabant a porté sa parole singulière dans une dizaine de pays (en Europe, en Amérique du Sud, en Afrique), en plus du Québec bien sûr, en français et en espagnol, mais elle revient toujours à Trois-Pistoles, là où le conte a conquis son cœur. Chaque fois, son ardeur est intouchée. Ses histoires nous renvoient à nos doutes, nos espoirs, nos quêtes et se font, avec le temps, à la fois plus intimes et plus engagées. Sur scène, son énergie alimente la connexion avec le public, ouvrant ainsi l’espace pour faire circuler l’humour et l’émotion.

(Estrie)

Conteur depuis plus de vingt ans, la pratique de Paul Bradley s’articule autour de la fiction quotidienne. Les dispositifs employés cherchent à produire un décloisonnement entre le réel et la fiction, entre le créateur et le spectateur afin d’instaurer une communication multilatérale. Originaire des Cantons de l’Est, il a rencontré son Waterlooo qu’il raconte de manière décalée.

Présent aux grands rendez-vous de son milieu, (2017 | Grande fête du conte de Planète Rebelle, 2019 | Gala du RCQ, Conte d’un soir de l’OIF) ; Bradley est déterminé à laisser des histoires numériques de sa génération. Le livre CD Nouvelle vague (2018), le podcast gpeur.com (2019) et la Ligue Mondiale de la Menterie en témoignent.

(Montréal)

Mélanie Brière est membre de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, anciennement connue sous le nom de Malécite de Viger. Elle a fait des études en cinéma et communication, puis en production télévisuelle, et travaille depuis 2014 dans le milieu de la production. Depuis quelques années, elle sensibilise différents publics aux cultures et réalités des peuples autochtones. Elle a notamment travaillé durant deux ans au sein de l’organisme Wapikoni comme coordonnatrice aux ateliers de sensibilisation, ainsi que dans le secteur perfectionnement, à titre de productrice aux services audiovisuels et aux œuvres de sensibilisation. En juin 2019, elle réalise son premier court métrage d’animation en wolastoqey latuwewakon (langue malécite) lors de l’escale Montréal du Wapikoni. Elle continue présentement son implication dans diverses séries documentaires à titre de productrice notamment chez Terre Innue et l’Office National du Film (ONF), tout en donnant des conférences et ateliers de sensibilisation pour la décolonisation et la collaboration entre Autochtones et allochtones dans le milieu artistique, au sein de l’organisme Mikana.

(États-Unis)

Depuis bientôt 60 ans, Mike Burns sillonne les routes du conte en gaélique, en anglais et, bien sûr, en québécois.

Conteur “ón gcliabhán” — du berceau —, il baigne dans le conte dès son enfance. De son père et de sa grand-mère, il porte un grand patrimoine oral. Arrivé au Québec dans les années 80, il fait partie des premières soirées contées avec Montreal Storytellers pour ensuite faire des veillées légendaires au pub Irlandais Hurleys pendant 20 ans.

Avec 3 autres amis, il a fondé le Regroupement du conte pour mieux défendre l’art du conte auprès des bailleurs de fonds et des médias. Il conte en français depuis 20 ans. Maintenant résident des États-Unis, il a une affection particulière pour le festival de Trois-Pistoles et pour La Forge.

Innue originaire d’Ekuanitshit (Mingan), Maya Cousineau Mollen a été adoptée de façon traditionnelle par une famille québécoise choisie par sa mère biologique. Petite-fille du célèbre Jack Monoloy, elle écrit de la poésie depuis l’âge de quatorze ans. En 2007, elle a participé à une résidence d’écrivains autochtones en début de carrière à Banff. Elle a ensuite publié des textes dans les revues Moebius et Exit, ainsi que dans les collectifs Languages of Our Land / Langues de notre terre et Amun. Fondamentalement engagée, particulièrement envers la cause des femmes autochtones, elle a fondé l’Association étudiante autochtone de l’Université Laval et travaillé pour l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Elle s’est aussi impliquée dans l’affaire Kanata, en plus d’avoir été la coprésidente du RÉSEAU pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone à Montréal. Depuis 2017, elle est conseillère en développement communautaire pour la firme EVOQ Architecture. Fruit de plusieurs années d’écriture, son premier recueil de poésie, Bréviaire du matricule 082, est paru en 2019 aux Éditions Hannenorak et lui a valu d’être finaliste aux prix Voix autochtones (Indigenous Voices Awards) 2020. Calmement enragée, sa poésie chante la féminité autochtone et fait résonner l’identité innue dans le territoire de Montréal/Muliats/Tio’tia:ke.

(Mashteuiatsh)

D’où vient-il… et que cherche-t-il? Innu de Mashteuiatsh au Lac Saint-Jean, Patrick Courtois a cette étincelle particulière du conteur bercé par sa propre histoire et les contes des terres dont il est issu. En toute simplicité, il offre le moment présent dans toute sa splendeur et sa richesse. Inspirées des croyances populaires de son village, tricotées de vérités dures à croire et brodées d’absurdités, les histoires de Patrick sont ancrées dans le concret, aussi folles puissent-elles devenir quand il les raconte.

(Montréal)

Né à Choisy (Montérégie) en 1959 (62 ans), Michel Faubert est un auteur, chanteur, conteur et metteur en scène associé à la mise en valeur artistique des patrimoines méconnus, tant québécois qu’acadien. Connu pour ses collectes et ses adaptations contemporaines de complaintes légendaires et de contes merveilleux, il voyage tout aussi bien dans l’univers du folklore que dans celui de l’underground montréalais qu’il a beaucoup fréquenté. Membre fondateur des CHARBONNIERS DE L’ENFER, il a aussi été des aventures: DOUZE HOMMES RAPAILLÉS CHANTENT GASTON MIRON et CORPS AMOUR ET ANARCHIE (PPS Danse) autour du répertoire de Léo Ferré. Il a sept albums et trois livres à son actif, dont une anthologie intitulée: CONTES aux éditions Planète Rebelle. Il tourne entre autres actuellement un spectacle intitulé LE CHANT DU SILENCE, prestation solo de complaintes a capella et survol de sa vie de collecteur et poète.

(Montréal)

Né d’une mère québécoise et d’un père autochtone et de la nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, Dave Jenniss est directeur artistique du théâtre Ondinnok de Montréal depuis mars 2017. Il est aussi comédien, metteur en scène, auteur de théâtre et scénariste.

Depuis 2008, Dave Jenniss se distingue comme auteur de théâtre avec ses textes

Wulustek , le tambour du temps, Mokatek et l’étoile disparue, Kthakomiq, Delphine rêve toujours et Nmithaqs Sqotewamqol / La cendre de ses os. Jenniss est reconnu pour son écriture d’une touchante vérité et proche de son identité Wolastoqiyik. Il travaille présentement sur l’écriture de son premier long métrage, Mokatek.

Du côté de la mise en scène et de la direction d’acteur, son talent est de plus en plus remarqué. On a pu voir son travail dans la production À te regarder ils s’habitueront (2017) coproduction Théâtre de Quat’sous et orange noyé l’Enclos de Wabush (2021) co production Ondinnok et le Nouveau Théâtre expérimental.  À l’automne 2021 il sera à la direction de son propre texte, Nmithaqs Sqotewamqol / La cendre de ses os au théâtre La Licorne.

(Lac-Saint-Jean)

Evan Kuakuapishish Launière est originaire de la communauté innu de Mashteuiatsh. Bricoleur et raconteur, il aime parcourir le globe par tous les moyens possibles, que ce soit sur le pouce, en canot ou à vélo. Toujours à la recherche de nouvelles aventures, il va à la découverte d’autres cultures, de la nature et d’histoires à raconter.

(Abitibi-Témiscamingue)

Pendant un grand bout de temps, cet homme de lettres a eu un pied dans ses bottines de facteur et l’autre dans ses souliers de conteur. Ou peut-être était-ce l’inverse ? C’est en 2003, dans son Abitibi natale, que Pierre Labrèche commence à conter. Les histoires qu’il raconte sont des œuvres originales. Il puise aussi parfois dans le répertoire traditionnel pour y tirer des contes qu’il transforme au gré de son imaginaire. Depuis de nombreuses années, il prend plaisir à  transporter son sac d’histoires au Québec et ailleurs.

(Montréal)

« Ce sont les enfants qui m’ont fait le merveilleux cadeau de me nommer conteur alors que j’étais animateur dans les camps de vacances. J’avais 16 ans.  Aujourd’hui, je raconte plus que jamais au Québec et à travers la francophonie. Je me considère comme un artiste de brousse qui croit encore que l’imagination puisse devenir un espace suspendu où les humains peuvent se rencontrer. »

François Lavallée est un nomade contemporain, auteur, conteur, conférencier et formateur depuis 1996. Son métier l’a amené plus de quatre-vingt-dix fois en France et en Belgique, dans le désert blanc du Nunavik et celui des Touaregs du Niger, chez les autochtones des volcans de l’Équateur et dans les banlieues parisiennes. Il a remporté la médaille d’or du concours «Contes et conteurs» aux Ves Jeux de la francophonie (2005) avec le conte «Le recycleur de talents» et a reçu à l’automne 2017 le PRIX JOCELYN BÉRUBÉ remis par le Festival de contes et récits de Trois-Pistoles.

(Montréal)

20 ans durant, il a pris et repris le micro non pas pour conter mais bien pour présenter, pour animer, pour lier, pour dérider, pour préparer, pour échauffer, souligner, improviser, introduire, expliquer, préluder… 20 ans durant, Michel Leblond s’est fait une place juste à côté de la scène, une place bien importante au festival, celle de l’animateur. Il connait tous les conteurs qui on mis le pied à la Forge à Bérubé, toutes les conteuses qui ont amené leurs paroles entre les murs de la salle et il a toujours trouvé les mots justes pour les présenter.

Cette année, pour souligner le 25e, il refait une apparition, une animation, le temps de la Très Grande Veillée du conte, samedi le 9 octobre.

(Bas-St-Laurent)

Conteuse, autrice et soignante Maude Leduc Préfontaine a forgé son imaginaire entre l’estuaire du fleuve St-Laurent et la ville de Montréal. Les histoires qu’elle raconte abordent la relation à l’autre, les liens familiaux, les conventions sociales et les croyances qui nous tissent.

Elle aborde les thèmes de l’identité, de la stigmatisation, de la maladie, de la quête de sens en s’inspirant des gens qu’elle rencontre ou en adaptant des contes traditionnels.

(Wendake)

Andrée Levesque Sioui est Wendat de la communauté de Wendake près de Québec, sa ville natale. Auteure mélodiste interprète, poète et conteuse à ses heures, amoureuse du rythme de l’oralité de sa tradition et la joie de l’instantané. La voix devient, cet instrument de quête d’oralité enfouie, l’éveil d’une mémoire par le chant, la langue et les tambours. Elle a joué lors de nombreux événements spéciaux, célébrations et présentations poétiques telles que; Kiugwe, Jeux para-panaméricains 2015, WendaKébec, Bruits du monde, Kwahiatonhk, murmures et torrents de la grande tortue, Les 4 directions, Onweh etc. Elle est l’interprète principale de trois albums: Yahndawa’ (2011), (meilleure réalisation d’album aux Native American Music Awards 2013 et meilleure musique du monde aux Eworld Music Award 2012); Fais dodo mon trésor (2012) et Ozalik (2013). Le 30 mars dernier, Chant(s), son premier recueil de poésie a été publié aux Éditions Hannenorak. Engagée dans sa communauté, elle y enseigne la langue wendat auprès des adultes et des jeunes depuis 2010.

(Gaspésie)

Cueilleur d’histoires et cueilleur d’algues, Maddix conte dans son patois, le chiac (de Moncton, Nouveau-Brunswick), déteindu par les vents de sa Haute-Gaspésie adoptive.  Il s’enjoy à explorer et à partager la tradition orale acadienne en y ajoutant plein de funky twists qui font bubbler la brain. Des histoires qui fly loin, comme celle about le prisonnier qui devient roomate avec le roi, celle du crabe des bois qui chante du country, celle de l’amour qui battle la colère avec du kinky loving ou celle de la sorcière qui use des emojis pour jeter des sorts.

(Côte-Nord & Montréal)

Matiu vient de la Côte-Nord et fait partie de ces artistes à l’opposé des artistes à paillettes. Il fait dérailler sa voix brute tel un bois qu’on n’aurait pas sablé. Après avoir parcouru les routes du Québec afin de présenter son EP éponyme lancé au printemps 2017, Matiu revient en force l’année suivante avec son premier album Petikat qu’il présente lors de nombreux spectacles dans la province. Il se mérite d’ailleurs le prix d’artiste de la relève dans le cadre du Gala de musique autochtone Teweikan 2018 ainsi que spectacle de l’année et artiste de blues/rock de l’année en 2019. Matiu se retrouve également en nomination comme « Artiste autochtone de l’année » au Gala ADISQ 2019 et 2020. Ayant à cœur de conscientiser le monde, cet auteur-compositeur-interprète de la communauté de Mani-Utenam raconte ce qu’il voit dehors, où se situe ce qu’il aime appeler l’indien 2.0.

(Nutashkuan)

Germaine a longtemps œuvré en communications. Après avoir travaillé en muséologie au Musée canadien des civilisations à Gatineau, elle a complété un baccalauréat en travail social à l’Université du Québec. C’est à travers ses études en travail social qu’elle a découvert le conte et l’intervention par l’art. C’est en collaborant avec les jeunes des communautés innues, qu’elle a constaté l’importance de faire revivre l’imaginaire par le conte afin de promouvoir la langue et culture innues.

Eric Michaud conte depuis 1995. Parcourant le pays, il conte pour tous les groupes d’âges, promenant ses histoires entre les enfants et les adultes. En 2009, il participe au prestigieux « Concours international de menteurs » de Moncrabeau en France. Existant depuis le 18e siècle, l’Académie des menteurs couronne chaque année un menteur hors norme. Il remporte le titre et devient le 1er non-Européen à être sacré Roy des menteurs. Par le biais d’humour et d’émotions, il vous transporte ailleurs…

(Montréal)

Originaire d’une presqu’île des Côtes-d’Armor en Bretagne, Laure Morali est l’auteure des récits, romans et recueils de poèmes La mer à la porte, La route des vents, La terre cet animal, Traversée de l’Amérique dans les yeux d’un papillon, Comment va le monde avec toi et Orange sanguine, parus pour la plupart aux éditions Mémoire d’encrier. Elle vit à Montréal. Ses racines plongent dans la Manche, l’Aurès et les Vosges. Son écriture façonnée par la respiration de la mer n’a de cesse de chercher à relier des mondes séparés par les ressacs de l’Histoire. L’anthologie Aimititau ! Parlons-nous ! qu’elle a dirigée (Mémoire d’encrier, 2008 et 2017) a contribué à renforcer les liens entre auteurs du Québec et des Premières Nations. Dans son récit le plus récent, En suivant Shimun (éditions du Boréal, collection « L’œil américain », 2021), Laure Morali souligne les motifs qui traversent tous ses livres — la transformation des êtres et de leurs identités au contact de l’altérité, le nomadisme, le langage de la nature, la passation d’histoires porteuses de souffles anciens.

(Wemotaci)

Jacques Newashish est né en 1958 sur le territoire Atikamekw de la Haute-Mauricie, plus précisément sur le territoire Nitaskinan de Wemotaci.  C’est au pensionnat qu’il commence à expérimenter le dessin. Il débuta ses premières réalisations en illustrant des contes et légendes Atikamekw au Conseil de la Nation Atikamekw et s’en suivit la peinture et les chants au tambour. Aujourd’hui artiste multidisciplinaire (peintre, conteur, performeur, dessinateur – graveur, acteur, comédien et chanteur), il imprègne ses œuvres et sa présence d’une intelligence attentive aux êtres et au territoire. Tant par son art que par son implication communautaire auprès des siens (programme Coocoocac et services sociaux) et des organisations humanitaires et écologiques, ce créateur sensible et engagé demeure un homme encore libre d’accorder sa respiration à celle de la terre.

(Montréal)

Amélie Prévost est une artiste de la parole dont la démarche puise à parts égales dans la poésie et la performance scénique. Championne de la Coupe du monde de slam poésie (Paris 2016), elle est l’autrice-interprète de plusieurs spectacles en poésie performée, dont Ma langue dans ton oreille, mis en scène par Émilie Gauvin et Fol ouvrage (Torcher des paillettes), créé en collaboration avec Queen Ka. Son premier recueil de poésie, Corps Flottants, illustré par le peintre Steve Poutré, a été publié aux éditions Neige-Galerie en 2017. À la radio, elle participe sporadiquement au segment «combat de mots» à l’émission littéraire Plus on est de fous, plus on lit. Son livre-balado Kamikaze du vendredi, est paru en 2021 aux éditions Planète Rebelle. Un spectacle issu de ce livre verra le jour dans le cadre du Festival international de la littérature (FIL), en septembre 2021.

(Montréal)

Enfant, Kathia Rock baigne dans l’effervescence créatrice de sa communauté d’origine : les Innus de la Côte-Nord, véritable nid d’artistes, musiciens et chanteurs infatigables. À 14 ans, elle est initiée à la composition par Claude McKenzie du groupe Kashtin.

Son talent de chanteuse lui permet de collaborer avec de grandes interprètes de la chanson québécoise comme Jorane, Marie-Claire Séguin, Terez Moncalm, Bïa, Catherine Durand et Judy Richards.

En exil à Montréal, elle découvre le théâtre, la danse, l’interprétation scénique, et les différentes techniques vocales et travaille pour la première fois avec Yves Sioui Durand. Elle retourne s’installer dix ans plus tard dans la communauté de 2500 personnes qui l’a vu naître, Malioténam. Son rôle de Gertrude dans Nana Mesnak – Les adieux de la tortue – mettra en lumière son talent de comédienne en plus de lui permettre d’accéder pour la première fois à un rôle principal au grand écran québécois.

Kathia Rock a participé à bon nombre de festival en Europe, en Inde et au Canada et fut, entre autre, 2 fois finaliste au festival en chanson de Petite Vallée en 2007 et 2009.

Sylvain Racine dit : Le Président, performe au sein du duo de conteurs Les Prétendants. Depuis plus de 20 ans Le Président raconte des histoires destinées au plus large auditoire possible, tant dans des salles de spectacles conventionnelles que des lieux improvisés. Il cherche toujours à atteindre l’ultime moment de conte, celui où l’auditoire, l’histoire et le conteur ne font qu’un. Le Président ne cherche ni à plaire, ni à déplaire, son but, partager le répertoire mondial du conte tant pour le plaisir que pour l’enseignement qu’on y retrouve.

Sylvain Rivard alias Vainvard est l’auteur et illustrateur de plusieurs albums jeunesse. Il a également fait paraître des essais ethnographiques, des recueils de poésie et contes. Il travaille également comme consultant auprès d’institutions muséales, ainsi que pour des maisons d’éditions et des productions télévisuelles et cinématographiques en plus de poursuivre une pratique en arts visuels. Homme aux multiples talents, il œuvre aussi comme animateur, conteur et performer.

(Montréal)

Né à Trois-Pistoles, François Rioux vit à Montréal, où il enseigne la littérature au collégial. Son livre le plus récent, L’empire familier, a été publié en 2017 par Le Quartanier.

(Abitibi-Témiscamingue)

Artiste polyvalente comptant 45 ans de carrière professionnelle, Marta Saenz de la Calzada s’exprime par le conte, le théâtre et la poésie. Elle a interprété différents rôles au théâtre, participé à plusieurs événements culturels de la région et contribué à divers projets collectifs. En 2008, elle remporte le Prix des Libraires en poésie au Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue pour son recueil Laisse-moi te haïr. Elle a publié Moi, ma mère me racontait, un recueil d’une douzaine de contes ou de récits de vie collectés auprès d’immigrants de l’Abitibi-Témiscamingue. Elle récite des contes dans de nombreux festivals au Québec et en Europe, dont le Festival de contes et légendes en Abitibi-Témiscamingue. En 2014, elle y remporte le concours de la Grande Menterie, de même qu’au Festival de contes et récits de la francophonie de Trois-Pistoles. Originaire d’Espagne, Marta Saenz de la Calzada immigre au Québec en 1969.

Jean Sioui est wendat. Il est poète et romancier. Il a publié trois livres jeunesses; Hannenorak, Hannenorak et le vent, Hannenorak et les rêves. Il a publié sept recueils de poésie; Le pas de l’Indien, Poèmes rouges, L’avenir voit rouge, Je suis île, Entre moi et l’arbre, Avant le gel des visages, Mon couteau croche, A`yarahskwa`j’avance mon chemin. Cette année 2021, il publie un nouveau recueil de poésie; Au couchant de la terre promise, et un premier roman; Yändata l’éternité au bout de ma rue. En 2010 il a cofondé avec son fils, les Éditions Hannenorak.

(Canton-de-l’Est)

Steven SLAB est présent dans le milieu du conte depuis 2016. Il a déjà remporté plusieurs concours à titre de conteur, en plus d’avoir été en nomination comme artiste de la relève en Estrie en 2019. Des formations pratiques avec des légendes du milieu, du mentorat et plusieurs expériences parsemées de folies lui ont permis de se construire un registre varié qui va de l’anecdote éclatée au conte traditionnel d’ici et d’ailleurs.

Organisateur et animateur d’évènements de contes dans les Cantons-de-l’Est, SLAB a fondé récemment la Ligue Mondiale de la Menterie et les Productions Ça commence à quelle heure (OBNL de diffusion et production). Il a performé à plusieurs reprises à Les Dimanches du conte de Montréal, au Festilou (Festival de contes pour la jeunesse) de Montréal, au Rendez-vous des Grandes-Gueules des Trois-Pistoles et à plusieurs autres festivals des arts de la parole dans la province. SLAB a aussi présenté son dernier spectacle de contes intitulé ÉTÉ ’99 plus d’une trentaine de fois dans plusieurs salles de spectacle à travers le Québec.

(Côte-Nord)

Louise Tanguay est de descendance acadienne et innue. Elle nous fait voyager à travers les personnages colorés et inouïs. Certains sont des monuments remarquables et imposants qui ont peuplé la Basse-Côte-Nord et habitent toujours la grande Côte-Nord.

(Bas-Saint-Laurent)

La finesse de ses textes, une touchante présence sur scène, Arleen Thibault mène sa chasse-galerie d’histoires dans une écriture originale, rythmée et pleine d’humour. Fléchant la ceinture de ses contes de thèmes traditionnels et contemporains, elle fait grimper l’énergie de son public qu’elle attrape dans le détour et « ratoure » de son foisonnant imaginaire à répondre. Active sur la scène francophone du conte depuis plus de 15 ans, Arleen Thibault a participé à plus d’une centaine de festivals et événements culturels au Canada, en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud . En 2015, elle représentait le Québec aux Fêtes de la francophonie 2015 à Sao Paulo au Brésil et en 2009 le Canada aux Jeux de la Francophonie à Beyrouth au Liban. Son dernier spectacle, Le Vœu a remporté plusieurs prix dont celui du CALQ Œuvre de l’année en Chaudière-Appalaches. 

(Joliette)

Abordant les arts de la parole par l’angle de la poésie, Jocelyn Thouin œuvre en tant que poète, slameur, animateur, formateur en milieu scolaire, écrivain public et passeur de poésie. Pour lui, la place du poète est sur la place publique, au coeur de la cité. Sur scène, il propose une poésie imagée et engagée, à la fois sensible et cinglante. En 2021, il fait paraître l’album Bonheur sur gage (Jocelyn Thouin et ses Pas dociles), puis entre en studio avec Légendes locales (Eveline Ménard, Gabriel Girouard), formation avec laquelle il est présentement actif sur scène.

(Montréal)

Nadine foule les planches depuis plus de 30 ans. Interprète reconnue pour sa forte présence et chercheuse acharnée, elle use de son corps autant que de sa voix pour propulser ses créations et retransmettre des histoires archaïques, reflets de l’humanité depuis la nuit des temps.

Chaque spectacle se distingue par une forme singulière qui questionne sa relation avec le public et avec l’histoire. « Avec elle, le conte devient une parole incarnée. » Élisabeth Haas, journal La Liberté, Fribourg, Suisse.

Récipiendaire du Grand prix de l’Académie Charles Cros à Paris pour son CD-livre Sacré chœur de Gilgamesh en 2020, elle a gagné aussi le Hibou d’or pour le même spectacle et le prix Jocelyn Bérubé pour l’ensemble de sa carrière de conteuse.

Nadine conte pour résister à l’endormissement, à l’ignorance, au conformisme, au désenchantement, à la mort. Parce que pour elle, conter, c’est partager un instant d’éternité.