Nos conteuses et conteurs édition 2019

Marilie Bilodeau (originaire de Trois-Pistoles) et Jean-Maxime Lévesque (né à Amqui) ont tous les deux une pratique artistique qui embrasse large. Ils ont chacun foulé à peu près toutes les scènes de la région, que ce soit par la chanson, le slam, le conte, ou la danse. Leur complicité évidente et leur humour décalé en font des chouchous du public. Ils coanimeront le Rendez-vous des Grandes Gueules pour une troisième année. Marilie Bilodeau se présentera également comme conteuse au festival.

(Bas-Saint-Laurent)

Elise Argouarc’h est une réfugiée poétique arrivée sur les rives du fleuve en quête de Parole. Bretonne mutique et physiothérapeute agrée, en 2011, elle arrive à Rimouski et fait une maitrise en psychosociologie sur le thème du corps, de l’oralité et de la performance. Durant cette recherche, elle rencontre le kasàlà, une poésie orale africaine de louange. Elle trouve sa voix(e) et investit plus en profondeur son amour pour l’art des mots et de la musique.

(Montréal)

Véronique Bachand est poète, conteuse et auteure. Reconnue pour son travail comme artiste de la parole, elle a foulé de nombreuses scènes, notamment avec ses spectacles M’entends-tu? (2014-2016) et Avec le rire de ma grand-mère (2019…). À l’écrit, Véronique a publié le recueil de poèmes à quatre mains Décembre brule et Natashquan attend (2017) ; étudiante au doctorat en études et pratiques des arts, elle réalise actuellement une thèse sur les récits de voyage au féminin.

(Bas-St-Laurent)

Danielle Brabant a d’abord puisé dans le répertoire traditionnel puis a rapidement créé ses histoires, des univers sensibles, teintés de réalisme magique. Quinze ans plus tard, sa parole est à la fois plus intime et plus engagée, en prise directe sur ce qui bouleverse le monde. Sur scène, son énergie alimente la connexion avec le public, ouvre l’espace où circulent l’émotion et l’humour. Elle se distingue comme une voix singulière au Québec et dans une dizaine de pays, en français et en espagnol et a reçu de nombreuses bourses de création et de déplacement.

(Montréal)

Paul Bradley est un conteur dont le travail s’articule autour de la narration de fictions quotidiennes. Les dispositifs employés cherchent à produire un décloisonnement entre réel et fiction.

L’appartenance à des groupes de conteurs (depuis 1998, il a évolué au sein de formations telles que Les Ceuzes-là, Les loups-garous, Les pelleteux d’légendes, Les prétendants et La Quadrature), la réutilisation des performances précédentes, et la boucle (loop) auto-référentielle caractérisent son travail. Ces dernières années,  il se consacre aux histoires de robots avec le collectif Épiq Fail.

(France)

Je suis venu à la parole par l’oreille, par l’écoute des anciens aux temps déjà lointains de mon enfance. Puis en guidant des randonneurs sur les chemins des Pyrénées, j’ai appris le plaisir de raconter à mon tour, il y a plus de vingt ans. Les choses se sont faites avec lenteur, comme on fabrique du bon vin. C’est ce qui me donne tant de plaisir à vieillir à présent…

En 2010, la rencontre avec Henri Gougaud m’a ouvert de nouveaux horizons. Depuis, en disciple joyeux, je marche à ses cotés mais en restant sur mes chemins, comme quoi en oralité, tout est possible.

J’aime à donner des contes traditionnels, mais aussi, par passion et de par ma formation, des récits historiques.

(Nouvelle-Écosse)

Clara Dugas est une fière Acadienne, native de la paroisse de la Pointe-de-L’Église, sur la côte de la Baie Ste-Marie. Elle fut inspirée à conter par sa mère, Marie Marthe Comeau-Dugas qui aimait conter à ses enfants ainsi qu’à des audiences de la région. Depuis 2004, elle a conté pour enfants et adultes en français ou en anglais, en France, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, en Caroline du Sud et en Caroline du Nord.

(Bas-St-Laurent)

Malgré ses origines troubles (père Corse et mère Basque) le  Québec  lui a ouvert les bras et les portes de la parole. C’est en commençant par mentir qu’elle découvre le conte en 2012. Passionnée de mots elle passe alors du slam poésie aux histoires. Elle a choisi de voyager et de faire voyager l’imaginaire universel de la méditerranée aux rives du monde pour que s’ouvre  grand les oreilles et s’unissent les cœurs des rêveurs.

(Montréal)

En dehors du geste d’écriture, Marie-Paule Grimaldi utilise la littérature pour créer des tiers espaces et permettre des rencontres. Que ce soit par des performances où le hasard et l’improvisation sont convoqués, des spectacles collectifs et cabarets, des installations publiques ou des ateliers auprès du grand public et de personnes marginalisées, l’hybridité et l’acte de présence sont imbriqués dans sa démarche. Elle publie aux Éditions Rodrigol le recueil Lame crépuscule et le livre d’art Little Beast, ainsi que des poèmes, essais et critiques dans des revues au Québec et en Corse. En 2018, elle fonde Debout: Actes de parole, une compagnie artistique dédiée à la parole performée, avec laquelle elle crée des spectacles, fanzines, vidéo-poèmes et activités de médiation littéraire.

(France)

Sa mère, chaque jour, la berçait avec des contes traditionnels kabyles qu’elle contait dans sa langue maternelle. Devenue comédienne et chanteuse, elle transmet ses contes sous une forme singulière où musique et mots se mêlent. Elle passe de la parole au chant, explorant tous les registres de son jeu d’actrice et de sa voix particulière, nous entraînant dans son monde de mystère, de rire, de poésie.

(France)

Didier Kowarsky a pratiqué différentes disciplines de la scène : théâtre classique et contemporain, masque, clown, avant de s’engager sur la voie de l’oralité et du conte.

Il s’aventure dans toutes les directions de la parole contée, ainsi que les relations avec la musique, la danse et d’autres arts de la scène et de la piste.

Emportement, dérision, contrepied, insolence, son discours est à la fois cohérent et déconcertant. Ce conteur est un explorateur : le geste et la parole sont les vecteurs d’une investigation.

Son répertoire s’étend du conte traditionnel de toutes origines au simple questionnement, nourri par le poème, bref ou épique, la chanson, le récit, l’anecdote.

(Bas-St-Laurent)

Cédric Landry est un conteur originaire des Iles de la Madeleine.  Son premier spectacle de conte “Sur la piste à Avila”, gagnant du prix Contact Ontarois et du prix Radarts/Rideau a été présenté plus d’une centaine de fois au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en France. Cédric Landry est aussi l’auteur de plusieurs pièces de théâtre publiées chez Dramaturges Éditeurs dont “Pierre-Luc à Isaac à Jos” qui a été nominée pour le prix Michel-Tremblay pour meilleur texte dramatique.  Il a aussi réalisé la série documentaire “Capitaines des hauts-fonds”, diffusée à Explora, Ici Radio-Canada et TV5 monde. Créateur insatiable, il a le don de raconter des histoires, peu importe la forme.  Conteur, auteur et improvisateur, Cédric Landry n’a pas peur de se mettre au service de l’histoire qu’il souhaite raconter.

(Montréal)

Homme de parole à l’imaginaire foisonnant et débridé, Jean-Marc Massie se situe au croisement du conte urbain et du dessin animé, du récit de vie affabulé et du monologue éclaté. Ce narrateur atypique occupe une place unique dans l’univers des conteurs. En plus d’avoir publié « Montréal démasquée », premier livre-DVD de conte au Québec, en 2008 et en 2009, Jean-Marc Massie a été chroniqueur conte à la Première chaîne de Radio-Canada à l’émission «Vous êtes ici». Récipiendaire en 2010 du prix Jocelyn Bérubé, nommé en 2018 membre honoraire du Regroupement du conte au Québec, il est aussi directeur général des Productions du Diable Vert à l’origine des populaires « Dimanches du conte » de Montréal.

(Bas-St-Laurent)

Tout est né d’un amour pour le Cinéma.

Et le conte a suivi avec le plaisir de raconter mes films préférés, d’y comprendre les ficelles d’un scénario tissé bien serré.

Je raconte les films que je créés, les enquêtes, les plans et les flash-back, les portraits et les bandes originales. Le conte m’est arrivé comme une évidence pour partager la magie des petites et grandes choses du quotidien, dans un monde à cheval entre la réalité et l’imaginaire.

(Bas-St-Laurent)

Stéphanie Pelletier habite un mythique cinquième rang à cheval sur les lignes de Saint-Octave, Métis-sur-Mer et Padoue. Elle est une artiste de la ruralité qui aspire à parler du territoire dans un autre langage que celui des clôtures de perche pis des cartes postales de cabanes à sucre. Elle est une écrivaine, une artiste de la création parlée, une metteure en scène, une directrice artistique, une travailleuse culturelle, une amoureuse, une mère, une jardinière. Parmi les réalisations dont elle est particulièrement fière : un recueil de nouvelles (Quand les guêpes se taisent, Leméac, Lauréat du prix littéraire du gouverneur général 2013), un roman (Dagaz, Leméac), plusieurs collaborations à des revue et collectifs (Moebius, Zinc, XYZ, La disparition de Michel Ô’Toole (XYZ), Poste restante (Art Le Sabort) etc.), plusieurs spectacles littéraires

(France)

Directrice artistique de la Cie Izidoria depuis 2005, Myriam Pellicane conteuse, performeuse, explore le mythe et les arts de la parole aujourd’hui dans ses formes traditionnelles, innovantes et pluridisciplinaires.

            Convaincue de la nécessité de la rencontre des styles, des arts, des cultures, elle puise son inspiration dans les aventures partagées avec l’inconnu social : comment rafraîchir le conte, le tremper dans les nouvelles pratiques populaires, comment exorciser nos peurs à travers la magie du spectacle vivant ?

            Ses investigations au coeur du public adolescent en rupture, la culture manga, le légendaire actuel et les nouvelles technologies ouvrent des chemins pertinents de création qui racontent et poétisent les sujets brûlants de nos sociétés en crise.

Les histoires sont des souvenirs qui remontent

au temps “où de grands animaux léchaient le soleil”.

 Elles n’ont plus d’âge, elles sont notre géographie organique.
Portes à franchir, ce sont nos morts, nos rédemptions, nos enfants premier-nés.
Elles nichent dans le silence ; celui qui les raconte piste le détail insignifiant et réel

 qui est l’emplacement exact de l’évènement en lui.
Les mythes et les contes portent la coïncidence improbable du singulier et de l’universel.
Parce qu’ils sont sans réponse, ils sont édifiants.

(France)

Raconteuse, diseuse, liseuse, écriveuse, je conçois ma pratique artistique comme une préoccupation permanente à ce qui fait récit. Il n’y a pas une minute de ma vie qui échappe à ces entrelacs, que j’observe, qui me traversent, auxquels je participe, en conscience, en évitement ou en absence. Je suis raconteuse, parce que je raconte des histoires, à haute voix, pour d’autres. Je suis diseuse parce que je dis des textes écrits par d’autres et parce que je dis le présent porteur d’avenir révélé par les cartes du tarot. Je suis liseuse parce que je lis comme une assoiffée au bord de la rivière. Je suis écriveuse parce que j’écris pour être passeuse.

(Montréal, Bas-St-Laurent)

C’est dans le cadre d’une Maîtrise en Communication que Renée Robitaille s’intéresse aux Arts de la parole. Sur scène, elle incarne tous les personnages dont elle a recueilli les histoires offrant ainsi un regard profond et touchant sur l’humanité. Sa rencontre avec Louis Champagne, qui sera le metteur en scène de son spectacle Hommes de pioche, marque un tournant dans sa carrière. Renée se découvre une passion pour la recherche et la création de personnages. Elle plonge corps et âme dans cette approche théâtrale, qui lui ouvrira bientôt les portes de toutes les scènes du Québec. Reconnue pour son remarquable talent de conteuse, d’auteure et d’interprète, Renée Robitaille compte déjà plusieurs publications et spectacles à son actif. Depuis vingt ans, elle tourne régulièrement en Europe francophone et ailleurs sur la planète (Congo, Cuba, Russie, Arménie, etc.) pour présenter ses créations dans les festivals internationaux de contes et de théâtre. Elle poursuit sa formation en France et au Québec, où elle explore la notion du jeu théâtral dans l’instant présent.

Ada Elvi a, entre autres, collaboré avec la revue Chroniques et Légendes à Mexico. Elle a participé à quelques festivals et rencontres de narration orale scénique au Mexique et en Nouvelle-Écosse. Elle continue d’exercer ses talents de conteuse en participant à la Scène Stella juin 2019, une célébration de la culture acadienne et francophone de l’Acadie de la N-É où elle a gagné le privilège de participer aux Rendez-Vous des Grandes Gueules de Trois-Pistoles, au Québec.

Actuellement, Ada Elvi réalise et anime à la radio communautaire acadienne et francophone d’Halifax, l’émission « Les Contes qui guérissent ». Convaincue qu’avec la parole, nous pouvons faire notre alchimie intérieure : soulager les douleurs, faire face à nos doutes, nos colères et nos fautes, conclure des duels, guérir des blessures, convaincre des peurs, libérer les jugements, finir avec les esclaves intérieurs et extérieurs : libérer et nous libérer.

(Montréal)

Fait entendre sa voix depuis 20 ans au Québec, au Canada, en Acadie et en France. Artiste engagée, elle dirige et anime, depuis 2005, des dizaines de spectacles, micro ouverts et ateliers. Elle coorganise et anime depuis 2012, les Slam Sessions Montréal, soirées mensuelles avec une formule artiste invité et micro ouvert. En janvier 2016, elle co-produit un événement sans précédent, Paroles Fauves : vigile poétique contre la violence faite aux femmes autochtones. En avril 2017, elle a fait une résidence au Banff Centre for Arts, dans le cadre du programme de Spoken Word. En 2018, elle a produit le Cabaret Poésie All-Star (Dimanches du conte), a survécu à la Grande nuit de la poésie de St-Venant-de-Paquette, elle a fait partie de la distribution du Cabaret des Hypothèses (FIL) dédié au croisement entre la science et la littérature.

(Montréal)

Nadine foule les planches depuis plus de 30 ans. Interprète d’une forte présence et chercheuse acharnée, elle use de son corps autant que de sa voix pour propulser ses créations et retransmettre des histoires archaïques, reflets de l’humanité depuis la nuit des temps. Chaque spectacle se distingue par une forme singulière qui questionne sa relation avec le public et avec l’histoire. « Avec elle, le conte devient une parole incarnée. » Élisabeth Haas, journal La Liberté, Fribourg, Suisse. Nadine conte pour résister à l’endormissement, à l’ignorance, au conformisme, au désenchantement, à la mort. Parce que pour elle, conter, c’est partager un instant d’éternité.

(Québec) 

Depuis 2005, Yolaine compose ses contes autour de thèmes tirés des folklores traditionnel et contemporain. Elle a participé à de nombreuses soirées et festivals à travers le Québec, ainsi qu’en France et au Togo. Yolaine a remporté la première place au concours de menteries de Moncrabeau, en France, et est ainsi devenue la reine des menteurs 2014! Yolaine donne aussi des ateliers autour du conte, de la menterie, de la créativité et de l’organisation du travail de l’artiste. Elle offre ces formations au Québec et en France. Elle s’occupe de la programmation des événements de l’organisme Les Ami.e.s Imaginaires, diffuseur de contes, de légendes et de menteries à Québec.

(France)

Avec cet homme-là, on sait que cela sonnera juste et beau . Ses pensées vont vite… Rires de la vie, émotions des rencontres… On roule à fond sur les chemins merveilleux de ce maître conteur. Il parcourt les chemins de la déraison, les chemins des verbes qui ne supportent pas l’impératif : croire, aimer, mourir. Conteur-musicien, dans la lignée des troubadours et des giungulieres, il recycle les trésors anciens en respectant le mystère collectif.